Scène de manège

 

Statalicte

 

 

Tout s'est brisé rapidement malheureusement, nous n'avions plus le temps de vivre cela,

Il y a tellement de mots que j'aurai aimé vous dire et tant de sourires que vous m'auriez offert.

Au fond du tumulte interieur de l'air stalactite des souvenirs, j'entreprends de vous rejoindre

Là ou l'iris se prend à réver sans se perdre sous un dard silencieux où la mort expose sa réalité

 

Et vient le temps où l'animal prend le pas sur la pensée humaine toujours consciente, mais errante.

Vos micas existentiels rentrent peu à peu dans la brume de la mémoire de ceux qui vous cottoyaient

Je bois mes rêves telle une liqueur argentée qui m'installe à vos côtés mes tendres amours

Je suis un passant, vous êtes des revenants et je vous enlève de cette fatalité approximative

 

Mon imagination fertile prend le pas dans ces songes nocturnes et d'un seul fait ou geste, c'est l'extase.

Nous nous retrouvons sur le canapé dans notre salon et vous riez à mon insu comme des furies  botaniques

Laveurs de sons, impudeurs tourbillons d'une zone temporelle véhémente, le film d'une existense nouvelle.

Elle prend forme dans ce monde de lumière, torrentielle jouissance d'une joie retrouvée

 

Un grouillement de l'esprit hagard qui puise sa fraîcheur dans les zones- mémoires passées

Colorant des instants magiques où même Alice et le lapin auraient leur place.

Et voilà qu'à peine l'impression de vous saisir à nouveau, la conscience opére peu à peu son retour

Emergence d'une réalité qui vous évapore en un  brouillard perdu dans une limbe ombilicale.

 

Hâte d'être au soir suivant pour nous retrouver ; Nous entrevivre à nouveau pour des instants éclairés.

 

Joseph Bernard

 

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